Avant-Propos
Depuis quelques decennies, la population de la France s'agglutine dans les villes. Nos contemporains vivent dans des conditions totalement artificielles : univers de béton, rythme de vie effréné, en complet décalage avec la nature.Ils ne savent pas où ils vont ; ils ne savent plus d'où ils viennent. Certains se posent des questions. Ils ont perdu les repères de leurs ancêtres paysans qui s'appuyaient sur la Foi, la Famille, le sens aigu du Devoir, dont ils avaient été éduqués à faire, selon la maxime de Bourdaloue :
"Leur plaisir par rapport à eux-mêmes,
Leur honneur par rapport au monde,
Leur mérite par rapport à Dieu"Ce travail ne se veut pas un ouvrage d'historien, mais la simple relation de souvenirs personnels, de découvertes dans les archives municipales, départementales ou familiales et des récits des "Anciens", lorsqu'il y avait encore des veillées autour de la cheminée.
Un tout petit territoire de 1527 hectares est concerné. Cette unité géographique n'était pas un lieu de passage.
La Baïse n'étant pas navigable, les Normands ne purent la remonter. Burg, Bégole ou Campistrous virent passer Montgomery en 1569 et Welligton en 1814, mais ce qui est devenu la route départementale nº 17 n'étant qu'un petit sentier, aucun de ces soudards ne fut tenté de s'y engager.
Cette situation a eu des conséquences positives. Les habitants vécurent paisibles, à l'abri des pillages et des violences. Ces populations sédentaires, endogames, auto-suffisantes, n'évoluèrent que très lentement et jusqu'à la première guerre mondiale, certains vivaient encore - presque- comme au Moyen-Âge.
L'auteur, qui a pleinement conscience des lacunes et imperfections de cet ouvrage, sollicite l'indulgence du lecteur tout en espérant avoir contribué à la connaissance de ces gens dont quelques uns de nos gênes gardent la mémoire.
M. A-D

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