Église commune Larreule
Hautes-Pyrénées
département 65
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00036426
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Désignation de l'église
Église fortifiée Saint-Orens
Église abbatiale romane fortifiée.

XI ème - XII ème ; XV ème - XIX ème siècle.
Devint église paroissiale après la Révolution.

- Les chapiteaux du cloître sont pour la plupart à New-York au Cloister's Museum.

- Le clocher fortifié date d'environ fin du XII ème siècle

- Le proche est restauré on peut y voir de belles sculptures.


(© EMM)

[1] L'église abbatiale de La Reule fut brûlée, en 1569 (septembre) par des hordes de protestants de Mongommery. Ce monument fut restauré après la tourmente et sert encore d'église paroissiale à La Reule. C'est le seul vestige de l'antique monastère avec quelques débris de chapiteaux et de colonnes disséminés dans le village.

L'église de La Reule eut pour patron, à l'origine, Saint-Orens. De nos jours, elle est sous le vocable de Saint-Roch. Saint-Esselin, confesseur, y est également honoré d'un culte particulier. Le malheureux mourut dans une lande voisine du village et située à l'ouest de l'église, s'il faut en croire une antique tradition. Les bœufs chargés de traîner ses restes mortels, dit la légende, ne voulurent se mettre en marche que lorsqu'on leur eut laissé la liberté de se diriger vers l'église de La Reule où le corps du défunt fut déposé.

L'abbaye de La Reule, fondée en 903, est confirmée par Gaston, comte de Foix, vicomte de Béarn par lettres datées de Morlàas (3 Mars 1355) a eu une durée de vie de 813 ans.

 

[1] L'édifice est précédé, à l'ouest, d'une belle tour rectangulaire, en apparence, mais, de fait, terminée au sommet par six faces dont les trois occidentales déterminent des pans coupés surmontés d'une très modeste flèche sans hardiesse. La pierre de grand appareil domine dans le pan terminal de l'ouest. Tout le reste de l'édifice est bâti en cailloux, sauf le sommet de la tour construit en briques.

 

[1] Point de contreforts au mur méridional percé de trois baies cintrées qui tiennent lieu des trois fenêtres primitives dont on voit la trace un peu plus haut. Deux chapelles ont pris la place des bras de transsept probablement détruit à l'époque des guerres de religion. Trois lignes lombardes munies, chacune, d'une ouverture romane, soutiennent, à l'est, le chevet semi-circulaire de l'église où se montrent aussi quatre autres fenêtres romanes ornées de colonnettes à base attique et à chapiteau ouvragé. Ces baies sont disposées suivant une ligne plus élevée que celle des fenêtres pratiquées dans les lignes lombardes.

Cette partie du monument conserve encore des traces visibles de la litre.

Le cimetière paroissial se développe au nord de l'église où l'on vit s'élever jadis, dit-on, neuf petites chapelles dont la façade antérieure était parallèle au mur du cloître encore debout en cet endroit.

 

[1] On entre dans l'église abbatiale de La Reule par un beau portail cintré moderne qui a remplacé la porte primitive. Ce portail s'abrite sous une corniche en ressaut reposant sur huit corbelets historiés. Son tympan est orné de l'image du Sauveur entouré des figures symboliques des quatre évangélistes ; cette partie est très ancienne. Elle provient, paraît-il, de la porte qui reliait, jadis, l'église aux cloîtres.

L'inscription gravée autour de l'auréole ovale du tympan a donné lieu à diverses lectures. M. de Lagrèze en a fourni une très fautive. Il faut lire :

SIC SEDET ÆTERNE DEITATIS IMAGO PATERNE
CUNCTA REPLENDO REGIT SUSTINET ATQUE TEGIT
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[1] L'église a une seule nef dominée par une voûte ogivale factice (en latte-feuille) dont les nervures reposent, aux murs du nord et du midi, sur des consoles historiées qui accompagnent les chapiteaux à simple corniche de pilastres destinés à soutenir la base des larges arcs doubleaux. - Cinq puissantes colonnes en bois soutiennent une belle tribune à l'ouest de la nef dont la quatrième travée, à l'est, ouvre au moyen de deux grands arcs cintrés soutenus par des piliers, sur les chapelles bâties à la place des deux bras de l'ancienne croisée.

Le chevet, semi-circulaire, constitue la partie vraiment monumentale de l'édifice. Son aire s'élève de quelques centimètres au-dessus de celle de la nef. Des pilliers saillants sommés de corniches historiées, en guise de chapiteaux, déterminent autour du chœur neuf arcatures romanes avec archivolte qui développent sous une corniche à midillons simples servant de base aux quatre fenêtres romanes signalées à l'extérieur. La troisième arcade de chaque côté et celle du fond du chœur présentent, à leur tour, d'élégantes baies romanes.

La voûte en pierre de l'avant-coupole a la forme ogivale sans arêtes ni nervures. Celle de la coupole présente le même aspect au sommet et s'arrondit en cul-de-four à la base. Cette apparition du style gothique très visible aux arcs de la coupole et de l'avant-coupole, aussi bien qu'à leurs voûtes, dans un édifice roman, offre un charme spécial en marquant la période de transition architecturale qui distingue l'église de La Reule dont le chœur est orné de belles peintures modernes. Des portes à arc en anse de panier, pratiquées dans le premier pan du chevet, à droite et à gauche, donnent accès dans les sacristies actuelles. L'ancien sacrarium se trouvait probablement dans la petite absidiote voûtée en pierre qui est au nord du chœur de l'église et ouvrait, jadis, sur le bras gauche du transsept.

Convient-il de rapporte ici une inscription peinte en couleur rouge-brique au haut du clocher de l'église de La Reule ? Peut-être. On y trouvera une indication historique. La voici donc, dans sa vulgarité gasconne :

RESTAURÉ
PAR L'AUTORISATION DU PRÉFET DU DÉPARTEMENT ET PAR L'ORDONNANCE DE J. M. LAFON, MAIRE DE CETTE COMMUNE, LES TRAVAUX ONT ÉTÉ EFECTUÉS PAR LES ARTISTES DE LA COMMUNE :

1°. MONLONGUET Jque, MONLONGUE Aré, MONLONGUE Aré AINÉ, TOUS LES TROIS CHARPENTIERS ;

2° CASTÉROT PIERRE, COUVREUR ;

3° DUPLAN, FORGERON, PÈRE ET FILS ;

4° DUMESTRE, TAILLEUR DE PIERRE
ET SANS OUBLIER L'ARTISTE PLANTÉ, COMPAGNON, TAILLEUR DE PIERRE, VENANT DE PARIS,

TERMINÉ AVEC L'APPLAUDISSEMENT D'UN PEUPLE IMMENSE, LE 20 SEPTEMBRE DE L'AN 1816.
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Notes

[1] Source : Gallica.bnf.fr
Bibliothèque Nationale de France.
Séminaires du diocèse de Tarbes

Par l'abbé Cazauran - 1895.


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© Marie-Pierre MANET








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