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La démographie
à Castelbajac



(© Madame Marthe Delas)


Sceau
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DEMOGRAPHIE :

Dans l'ensemble, les habitants de Castelbajac étaient bruns, trapus, de type brachycéphale. Quelques uns étaient de grande taille mais la majorité étaient moyens ou même petits. En 1810, les recruteurs remarquaient que les conscrits de Bagnères et Argelès dépassaient rarement 1 m 60, ceux de Tarbes plafonnant 1 m 59.

L'extrême endogamie et la consaguinité qui en résultaient avaient de graves conséquences. Le groupe sanguin majoritaire était O Rh. négatif. Il y avait souvent incompatibilité sanguine entre les époux, donc une mortalité infantile très élevée. Cette situation était aussi cause de troubles Thyroïdiens, troubles d'ovulation, hyperandrogénie. C'est ainsi qu'à la fin du XIX e siècle, une monographie fait état d'un grave déséquilibre hommes-femmes. Il y avait en moyenne 3,5 hommes pour une femme. La conséquence logique de cet état de choses est que l'on compte dans le seul village de Castelbajac (Houeydets ayant déjà fait secession) 40 naissances illégitimes entre 1870 et 1902.

D'innombrables tumuli ont pu être reperés dans le tiers Sud du territoire, recouvert de landes qui ne furent mises en cultures que très tardivement. Ils avaient ainsi été préservés. Il y en avait peut-être autant dans le reste du village, mais, cultivé depuis plus longtemps, le sol est aplani et les vestiges d'éventuelles sépultures ont disparu.

La densité de ces nécropoles semble témoigner d'une population assez nombreuse. Au XIV e siècle, il est fait mention d'une centaine de "feux allumants". La natalité était élevée, plusieurs générations cohabitaient. Le chiffre de la population semble avoir été assez stable pendant très longtemps.

Nous avons pu étudier très attentivement les registres d'état-civil de 1739 à 1914. Durant le XVIII e siècle, il y avait en moyenne, une quinzaine de mariages par an, avec des pointes de vingt ou vingt-deux.

A partir de 1795, le nombre des naisssances augmente en flèche. D'une quinzaine par an jusque là, on arrive à une moyenne de vingt-cinq, puis trente et trente-neuf en 1865.

Les décès étaient nombreux, surtout chez les jeunes enfants, toutefois, l'excédent des naissances sur les décès ne cesse de s'accroître de 1750 à 1885.

On peut noter deux années particulièrement tragiques. En 1747 : 41 décès et en 1749 : 45 décès, presque tous des enfants. A partir de 1775, la population s'accroît de façon régulière et conséquente. A la fin du XIX e siècle, on ne devait pas être loin de mille habitants.

Castelbajac ne pouvant nourrir tant de monde, il fallait aller chercher du travail ailleurs. Beaucoup de jeunes hommes se dirigeaient vers les fermes céréalières du Gers, soit à plein temps, soit comme saisonniers, pour la durée des gros travaux : fenaison, moisson, vendanges. Quelques uns s'y fixaient.

Les femmes et aussi quelques hommes partaient pour Bordeaux, Toulouse ou Marseille, voire Paris. Certains s'y établissaient, d'autres revenaient au pays avec quelques économies, achetaient une petite maison et coulaient des jours paisibles.

Enfin, les plus entreprenants partaient pour "l'Amérique" (Canada, État-Unis, Amérique du Sud). Quelques uns restés célibataires, ont laissé à leurs neveux des héritages appréciés.

Peu s'y sont établis. La majorité d'entre eux n'a pas résisté à la nostalgie. Ils sont revenus avec un petit pécule qui leur a permis d'acheter des terrains, d'agrandir leurs bâtiments et donc de connaître un peu plus d'aisance qu'avant leur départ.

Ceux qui ont hérité de sommes conséquentes, peu habitués à gérer de tels budgets ont fait de mauvais placements et ont très vite tout perdu.


démographie Castelbajac

Répartition des décès par tranche d'âge.



           



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Entraide apportée par :
- © Madame Marthe Delas
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© Marie-Pierre MANET







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