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La volaille
à Castelbajac
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(© Madame Marthe Delas)


Sceau
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VOLAILLES :

Les poules étaient nombreuses. Elles étaient élevées en liberté. On leur donnait un peu de grain le matin et, dans la journée, elles picoraient herbe ou vermine. Les œufs entraient pour une part importante dans l'alimentation et et leur vente couvrait à peu près les besoins de la ménagère en "épicerie". Les poulets élevés en liberté grandissaient lentement mais leur chair y gagnait en qualité gustative. Quelques uns étaient vendus au marché de Lannemezan. Il semble que la pratique du chaponnage a à peu près disparu au milieu du XX e siècle.

Les lapins, nourris à l'herbe et au grain étaient en majorité destinés à la consommation familiale. Il s'en vendait assez peu.

Canards, oies et dindons étaient parfois achetés au marché de Trie à l'âge de quelques semaines. Souvent, on conservait quelques reproducteurs.

Dans certaines basses-cours, il y avait une oie ou une dinde. Au printemps, la maîtresse de maison prenait la bête par le bout de l'aile et la conduisait chez celle de ses voisines qui possédait un jars ou un dindon. En raison de ces accouplements rapides et irréguliers, tous les œufs n'étaient pas fécondés. Couvés depuis une semaine, on les mirait et on retirait les œufs "clairs". - D'aucuns les utilisaient alors pour faire des crêpes !!!...

La dinde a une aptitude particulière à la couvaison. On pouvait lui confier jusqu'à 24 œufs de poule. Mère attentive, elle prenait grand soin des poussins, les défendant contre les rapaces, dissuadés par sa taille. Lorsqu'elle était réticente pour couver, on lui administrait un demi-verre de vin blanc, après quoi, elle restait sur les œufs.

Les canards étaient gavés dès la fin septembre. Leurs foies n'étaient pas aussi prisés que ceux d'oies, et ils se vendaient à bas prix. Aussi, lorsqu'on avait sacrifié les canards dans une maison, il était d'usage de faire une petite réunion de parents et d'amis et de mettre au menu des foies poêlés chauds : un délice !!!

Les oies, soigneusement gavées au maïs blanc étaient transformées en confit alors que les foies étaient vendus sur le marché de Lannemezan et apportaient un sérieux revenu à la ménagère.

Les dindons mangeaient des céréales puis étaient gavés avec des châtaignes. Une partie était réservée à la consommation familiale, le reste était vendu au marché de Lannemezan.

Il y avait très peu de pintades.

De 1925 à 1935 environ, il y eut deux petits élevages de lapins angora (Amiel à Houeydets et Tilhac Nibèle à Castelbajac). Le poil était vendu à un organisme qui avait un siège dans les Landes et un autre en Normandie. Ce poil était utilisé pour confectionner des sous-vêtements pour... les aviateurs ! Les avions n'étaient pas aussi confortables que maintenant, la climatisation était inconnue.




           



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Entraide apportée par :
- © Madame Marthe Delas
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© Marie-Pierre MANET







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