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Les boissons
à Castelbajac
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(© Madame Marthe Delas)


Sceau
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Les boissons :

En 1830, il y avait sur l'ensemble du territoire Castelbajac-Houeydets près de 65 hectares de vignes. On buvait donc beaucoup de vin. Il avait un bouquet délicat mais était peu alcoolisé. On buvait aussi du cidre et de la "piquette". Cette boisson était faite à partir de marcs pressés de raisins ou de pommes. On les couvrait d'eau et après quelques jours de macération, ils étaient pressés. Cela donnait une boisson aigrelette, très faiblement alcoolisée et qui ne se conservait pas très longtemps. On la consommait pendant l'hiver. Elle était surtout destinée aux femmes et aux enfants.

A partir du marc de raisin, on faisait aussi du "vin de sucre" en ajoutant de l'eau et du sucre (chaptalisation). Cela donnait une boisson plus ou moins agréable selon les proportions des composants.

Le distillateur ambulant passait dans chaque commune, avec son alambic, pour traiter les marcs de pommes ou de raisins, parfois du vin ou quelques fruits : prunes, pêches, figues.

Il se consommait de l'eau-de-vie "nature", mais les ménagères faisaient quantité de "liqueurs maison" : eau de noix, cassis, ratafia etc...

Certes, il se consommait beaucoup d'alcool sur place, mais nombre de producteurs en vendaient une partie. Le vin (auquel les plus malins mélangeaient du cidre) était acheté par les habitants de lieux peu éloignés mais dont l'altitude interdisait la culture de la vigne.

Les eaux-de-vie étaient très recherchées par les habitants des vallées pyrénéennes. Cela donnait lieu à une petite contrebande. La route départementale nº 17 a été, jusqu'à un passé récent, un important lieu de passage pour les producteurs du Gers qui écoulaient leur eau-de-vie vers la Vallée d'Aure. Pour le vin, les barriques étaient cachées dans les chargements de paille ou de foin que les bergers achetaient pour l'hiver. L'eau-de-vie et l'Armagnac se logeaient facilement dans le bouble fond des voitures à cheval qui se rendaient au marché de Trie-sur-Baïse. Paysans et camelots s'y rencontraient et quelques relais astucieusement choisis permettaient de déjouer la surveillance de la police. Il y avait un de ces relais dans un petit bosquet sur la commune de Houeydets.




           



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Entraide apportée par :
- © Madame Marthe Delas
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© Marie-Pierre MANET







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