Le linge ou les vêtements
à Castelbajac
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(© Madame Marthe Delas)



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LINGE - VÊTEMENTS : Durant de longs siècles, les gens se sont vêtus avec le lin qui poussait dans leurs champs et la laine de leurs brebis.

Le lin soigneusement semé et cultivé était ensuite arraché pied par pied et mis en petites bottes. On le "rouissait" en le laissant séjourner dans une mare ; la partie charnue de la tige pourrissait et il ne restait plus que les fibres, longues et brillantes : on "cardait" alors ce produit en séparant les fibres les plus fines (fil), des plus grossières (étoupe). La fileuse mettait alors ces fibres sur sa quenouille, fixée à la ceinture et elle les bordait en un fil qu'elle enroulait sur un fuseau. Ce travail se faisait, soit à la veillée, soit en surveillant les animaux dans les pâturages.

Le fil le plus gros (étoupe) était utilisé à la confection des torchons, draps de lit, rideaux etc... Le fil le plus fin servait à faire des chemises ou du linge de table.

La laine des moutons était filée selon le même principe. Dans notre région on n'utilisait guère le rouet. Il est fait mention d'un de ces objets chez Lahaille-Tros à Houeydets et chez une personne de Lutilhous.

Les dernières personnes que nous avons vu filer avaient repris cette activité pendant la guerre 39-45.

Les tisserands étaient nombreux dans chaque village. Certains étaient plutôt spécialisés dans la fabrication des tissu de laine (cadis ou étamine). Les rideaux étaient parfois ourdis en étoupe et tramés en laine. D'autres tissaient plutôt le lin. Dans la seconde moitié du XIX e siècle, l'usage du coton se généralisa et l'on fit des tissus "métis" (chaîne en lin, trame en coton), ou des lainages plus légers que le "cadis" avec trame en laine et chaîne en coton.

Les tissus de fabrication industrielle sont devenus tout-à-fait communs dès le début du XX e siècle. On en trouvait à Lannemezan, soit dans les magasins, soit au marché. Peu à peu, les fileuses disparurent. Il était plus pratique de porter la laine brute dans des filatures installées au bord des Baïses, à Campistrous ou à Lannemezan. On obtenait de la laine prête à être tricotée ou tissée ainsi que de la fibre nappée pour la confection des couvre-pieds.

De petites industries de tissage s'étaient établies dans la région et il devint bien plus commode de troquer de la laine brute ou de la paille de lin contre du tissu. Cette pratique disparut vers 1960. Pendant la guerre 39-45, filatures de laine, tisserands et foulonniers retrouvèrent une activité passagère.


Outre les vestiges que l'on a pu trouver au fond des armoires, les contrats de mariage donnent de précieux indices sur la façon de se vêtir de nos aïeux, qui perdura avec peu de variantes jusqu'au milieu du XX e siècle.

Les chemises étaient à manches longues, avec une encolure "ras-du-cou" pour les femmes, à col pointu et plastron plissé pour les hommes.

Pour l'hiver, les chemises d'homme étaient parfois faites d'un tissu "tramé lin et ourdi laine".

Les sous-vêtements en laine étaient "tricotés main" : maillots de corps, jupons, caleçons longs, chaussettes et bas. En raison des caprices du climat, il était prudent de porter constamment un sous-vêtement en laine.





           



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Entraide apportée par :
- © Madame Marthe Delas
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© Marie-Pierre MANET






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