Les habits féminins
à Castelbajac
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(© Madame Marthe Delas)



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LES FEMMES :
portaient habituellement un "coutilhou" : ample jupe froncée, et un caraco, qui, selon la saison étaient en cadis, étamine ou toile. Un "devantal" préservait la jupe, laquelle était souvent en tissu rayé rouge et bleu ou marron et beige.

COIFFURES : Nous sommes dans le sud. Nous fûmes longtemps sous l'influence arabe et les femmes devaient cacher leurs cheveux. Les fillettes portaient les cheveux pendants ou nattés, mais dès qu'elles étaient nubiles, elles devaient les cacher sous des bonnets en toile de lin parfois bordés de dentelle et recouverts d'un "sac de tête" en tissu plus ou moins précieux. Dans un contrat de mariage de 1764, on en trouve du prix de quatre livres, ce qui est relativement important. Dans la vie de tous les jours, on utilisait un foulard.

Pour affronter les intempéries, les bergères portaient une "capule" en cadis, d'une coupe très sommaire. Pour s'endimancher, les jeunes filles mettaient "un petit capulet" blanc ou rouge, garni d'un nœud de rubans sur la tête. Pour les femmes âgées, le capulet était noir, garni de broderies à la main ou de rubans de velours. Lorsqu'il faisait froid, elles avaient des "capules" noires plus longues et plus amples que le capulet. Le tissu était en "agniu", fabriqué à Bagnères-de-Bigorre avec de la laine d'agneau, ce qui donnait un tissu plus mœlleux que la laine de brebis adultes.

A partie de 1850 environ, les "mariées" eurent des "coutilhous" en "étoffe de marchand" : genre de serge noire, en laine beaucoup plus fine que le "cadis".

Lorsqu'elles étaient en deuil, les femmes s'enveloppaient dans une grande cape noire doublée de rouge, survivance de la civilisation ibère, dont la couleur de deuil était le rouge.

A l'usage, les tissus noirs prenaient une teinte verdâtre. Pour leur rendre l'éclat du neuf, on les faisait bouillir dans une décoction de feuilles de lierre.

CHAUSSURES :
En été, tout le monde marchait très souvent pieds nus. Lorsqu'il faisait mauvais temps, les femmes protaient des sabots de bois avec une empeigne en cuir. Les "sabots du Dimanche" étaient de facture un peu plus soignée que ceux ce la semaine. Les souliers étaient rares. On achetait souvent la première paire pour la première communion et la seconde pour le mariage.

BIJOUX :
Lors du maraige, le fiancé se rendait à Bagnères-de-Bigorre pour acheter "les ors", c'est à dire, selon sa situation de fortune : alliances, boucles d'oreilles, broche, chaîne de cou plus ou moins longue et aux mailles plus ou moins travaillées, bague ornée d'un motif décoratif en or. Pierres et perles n'étaient pas d'usage dans la région.

Les femmes qui travaillaient en ville revenaient au village avec des chapeaux et des garde-robes de citadines qui faisaient pâlir d'envie les jeunes restées au pays.




           



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Entraide apportée par :
- © Madame Marthe Delas
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© Marie-Pierre MANET






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