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Hydrographie
De Châtillon-en-Bigorre

(© Madame Marthe Delas)


Sceau
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HYDROGRAPHIE :

En raison du climat, du relief et de la nature du sol, l'eau est très présente.

LES RIVIÈRES :


A l'Est la BAYSOLLE, à l'Ouest Le BAÏSE-DARRE - connue jusqu'au siècle dernier sous le nom de RIOUPEYROUS, délimitent le territoire qui nous intéresse. Leur régime naturel est très irrégulier. Réduites à un simple filet d'eau en été et surtout en automne, elles sont sujettes à des crues aussi violentes que dévastatrices et imprévues à la faveur d'un orage ou de la brusque fonte des neiges. Leur débit fut amélioré au cours du XIX e siècle, grâce à l'apport d'eau de la Neste par l'intermédiaire d'un canal qui mérite un chapitre spécial (voir plus loin).

Avant 1909, les débits moyens respectifs de ces deux rivières étaient estimés à 200 et 50 litres seconde. Un décret fixa alors l'apport du canal de la Neste à 916 litres seconde pour la Baïse-Darrè et 256 litres seconde pour la Baysolle. En 1997, il semble que l'apport soit de 1.000 litres seconde pour la Baïse-Darrè et 1.5600 litres seconde pour la Baysolle.

De distance en distance, le lit de ces deux cours d'eau était coupé par des barrages sommaires faits essentiellement de branches entrelacées. Ils permettaient l'irrigation des prairies riveraines. Des digues plus sophistiquées alimentaient des moulins à farine, des scieries ou des batteuses.

Lors d'une période de sécheresse, dans les années 50, le Gers souffrait beaucoup du manque d'eau. Un commando de jeunes gersois remonta le cours des Baïses, faisant sauter tous les barrages. Cela ne leur donna pas plus d'eau dans l'immédiat, mais le lit de ces petits cours d'eau se creusa, le débit ne fut plus freiné par ces multiples digues et lorsque survinrent de très fortes pluies le 10 Juillet 1977, les rives furent emportées et, en aval, il y eut de très gros dégâts (Berdoues, Mirande etc...)




LES SOURCES

Les sources sont nombreuses alimentent des ruisselets coulant au fond des échancrures qui entaillent profondément les flancs de la colline principale. Ces minuscules cours d'eau alimentent les Baïses.

Tous ces points d'eau étaient, autrefois très bien entretenus et c'était un plaisir pour se promeneur de rencontrer une vasque soigneusement entourée de pierres ou de rondins destinée soit à abreuvrer les animaux, soit à assurer les besoins domestiques. Ces lieux frais et humides abritaient une flore et une flaune spécifiques (rainettes, tritons, salamandres, parfois même sangsues).

Les noms pittoresques ou imagés de ces sources sont parfois oubliés.

Sur le versant Ouest, d'amont en aval, on rencontrait l'Alia, Prédagné, Pich, Ouides, Hounttarrouy, Picharrottes (désignée dans les temps anciens sous le nom de "Hount dets Sarrazis") qui donnaient les ruisseaux de l'Anclou, de l'Artigahus, de Prédagné, du Pich, des Ouides, de Hountarrouy, de Birech, d'Arriougrand et de Rudelou.

Sur le versant Est, toujours d'amont en aval, les sources de la Guélindo, de la Graouette, du Cascar, ou de la Goutte, donnent les ruisseaux du Riou det Thou, Cascar, Maou, Bourseil, Layeu, Bordères, l'Échart, Géla.

"Bigorre" signifie "ruisseaux rouges" ; deux de ces ruisseaux justifient tout particulièrement cette appellation celui qui coule au fond du "Clot dera Lasserre" et celui de "Hountarrouy". Leur lit est tapissé d'un dépôt d'oxyde de fer brun-rouge.

La Graouette figurait dans les anciennes cartes d'État - Major comme pouvant abreuver 40 chevaux. Captée en partie seulement, elle alimente un bassin et un lavoir avec un débit d'environ 2.750 litres à l'heure. Cette eau sort à une température constante de 12 º centigrades. Elle n'a jamais été tarie même dans les périodes les plus sèches. A l'analyse, elle s'est révélée exempte de produits chimiques. Seules quelques bactéries inoffensives y ont été trouvées. Nombre de gens du village vont y puiser leur eau de boisson.

Le site est très plaisant. Il a été aménagé avec beaucoup de soin par la municipalité et les jeunes du Comité des Fêtes. Un fête champêtre particulièrement prisée s'y déroule chaque année.

Sur le territoire de Castelbajac, la source des "Picharottes" (Hount deths Sarrasis) jaillit à 7 º centigrades, avec un débit constant de 24 litres à la minute, soit 34.560 litres par 24 heures. Particulièrement pure, elle est totalement exempte de nitrates. Elle alimente un lavoir restauré par Georges Sireix de Burg, qui y a placé une statue de la Sainte-Vierge, christianisant ainsi ce lieu - peut être voué dans l'antiquité à quelque déesse des sources !

En un temps où l'on parle beaucoup de pollution et de pénurie d'eau potable, Graouette et Picharottes, exemptes de nitrates et autres produits chimiques sont des cas qui méritent d'être signalés.

En des endroits marécageux se formaient des mares souvent aménagées en abreuvoirs ou en lavoirs : Han, Laquette, Barbet, Laquos. La plupart de ces terrains ont été drainés pour être cultivés.



DES PUITS

Les puits sont plus ou moins profonds, selon le relief (de six à vingt-quatre mètres) fournissaient de l'eau potable. Les plus profonds ont une température constante d'environ 12 º centigrades. C'est aussi la température de la Graouette.

Comme la plupart des villages de la région, Houeydets a sa source minérale : "Hount de Moura". C'est un griffon dont les eaux étaient réputées pour faciliter la digestion en période de "pèle-porc". Elles étaient censées soulager aussi les problèmes de l'arbre urinaire.




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Entraide apportée par :
- © Madame Marthe Delas
.
© Marie-Pierre MANET






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