La monographie locale

de Vidouze.
De R.ANCELY

(© ADHP - A 303)


(Monographie offerte par M. Alain Eymard)




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Édifices et travaux communaux :

La commune de Vidouze subit aujourd'hui le contre-coup de son ancienne prospérité. Le développement de sa population au cours du XVIII e siècle et au début su XIX e siècle l'ont incité à développer tous ses immeubles communaux : mairie, écoles, églises, presbytère. Le développement des sports et l'aide de la jeunesse l'a également incité à créer dans le village un centre de sports et de jeux qui a toujours obtenu la faveur publique. Mais les charges qui en résultent pour son budget sont d'autant plus grandes que le chiffre de sa population a dangereusement et rapidement baissé de plus de cinquante pour cent en l'espace de quatre cents ans. Il a donc fallu, pour équilibrer le budget, augmenter les ressources et voter par conséquent des centimes additionnels. Les contribuables peuvent cependant constater qu'il est peu de villages agricoles qui jouissent actuellement des bienfaits des progrès social : poste, téléphone, télégraphe, lumière et force électrique pour les besoins particuliers et artisanaux, maison de sports et jeux pour la jeunesse avec cinéma le dimanche donnent aux habitants un confort et un agrément incomparables. Nous étudierons plus tard le développement de l'outillage agricole. Il serait simplement à désirer qu'au fur et à mesure que la France recouvrera toutes ses possibilités de vie et de confort matériel, on récupère les autobus départementaux qui assuraient autrefois quatre fois par jour les liaisons postales, routières et ferroviaires avec les villes voisines. Il faudrait aussi que le développement des sources et l'hydraulique agricole soient repris avec le concours du Génie rural.

La commune possède donc des immeubles importants mais elle a peu de revenus pour les améliorer et les entretenir et il a fallu beaucoup d'ingéniosité à l'administration communale pour obtenir les résultats désirés. En dehors des ressources de son budget ordinaire qui va surtout à des chemins ruraux et vicinaux très nombreux, la commune ne possède qu'une grande lande communale importante par son étendue mais de peu de revenus. Aussi toutes les fois que les ressources ordinaires n'ont pas permis de financer les travaux indispensables et urgents, les administrateurs de la commune ont été obligés de vendre une partie de ce patrimoine commun. Ils l'ont fait d'ailleurs avec parcimonie et uniquement pour le bien de leur petite cité. Nous étudierons ultérieurement ce qui a été fait dans cet ordre d'idées pour les édifices religieux, les écoles publiques et pour le développement agricole de la commune. Et nous ne nous occuperons que des réalisations générales faites dans l'intérêt de la commune et de la voirie.

10 Mars 1861 : Vente aux enchères de 7 hectares 32 ares de landes et châtaigneraies au quartier Tharet au sieur Paul Forcheron pour 4.390 frs.

27 Septembre 1863 : Même vente de 1 hectare 64 ares incultes et taillis (quartier du Bosc) aux sieurs Grang, Encausse et Pastouret pour 2.200 frs.

28 Avril 1871 : Vente de 2 hectares 12 ares de landes au quartier du Bosc à Lafon Gendrou et à Vergès Billère pour 3.570 frs.


Les améliorations apportées au cours de la période moderne à la vie des habitants se situent dans l'ordre chronologique :

Bureau de Poste : Le 23 Février 1896 le Conseil Municipal sollicite l'ouverture du bureau et le 15 Mars il s'engage à fournir un local pour 18 ans. Le 28 Févier 1897 le conseil prend à nouveau les engagements nécessaires et donne avis favorable à ce que le courrier Lembeye-Maubourguet passe deux fois par jour.

Voici des noms de facteurs receveurs qui ont successivement géré le bureau de poste : M.M. Abadie, Courtade, Dubarry, Galibert, Moncassin, Navarre, Caroby et Othondo.

Télégraphe : Le 9 Juin 1901 la demande est faite, confirmée le 8 Avril 1906 et l'ouverture est accordée en décembre 1907.

Bascule publique : Son installation est décidée en septembre 1904 et le traité signé avec le sieur Etcheberry de Pau pour 1.250 frs.

Téléphone : La demande est faite le 13 Juin 1920 et le service ouvert le 20 Septembre 1925.

Lumière et force électrique : Le 26 Octobre 1926 a lieu à Maubourguet la création d'un syndicat intercommunal Maubourguet-Castelnau. Le Conseil Municipal de Vidouze y célèbre le 1 er Mai 1927 et vote un emprunt de 105.000 frs. La concession est donnée en 1928 à la Société Force et Lumière. Le 20 Août 1928 le Conseil vote un deuxième emprunt de 87.156 frs 85 pour l'établissement du réseau à basse tension et le 18 Décembre 1928 le maire signe le contrat avec la caisse des Dépôts et Consignations.

Aménagements hydrauliques : Le 6 Décembre 1934 le Conseil Municipal demande le concours du Génie rural pour amener l'eau aux quartiers Pourtail, Dessus et lahourcade.

Le 19 Janvier et le 29 Août 1937, le Conseil accepte le devis du Génie Rural pour capture de la source Gourdelle (5.500 frs dont la moitié par l'État). La part de la commune doit être versée par les usagers. Le 27 Novembre 1938, Brouseng, entrepreneur à Maubourguet, est chargé du captage. Le 26 Février 1939 le projet s'étend aux sources de Saquet, Pourtail, Dessus, Houn dou Pich et Mouneu. le devis est de 25.900 frs dont 13.469 frs à la commune. Le 5 Mai 1946 il est constaté que le captage Cautère a donné de bons résultats et le Conseil demande l'étude définitive pour cette source.

Maison de jeux et sport : Le 28 Janvier 1923 le Conseil vote l'achat de la maison Noguès et le 1 er Mars il accepte la proposition de M. de Rotschild, député, d'un prêt de 14.000 frs pour financer cet achat en attendant que la commune obtienne une subvention de la commission de jeux : le prêt de Rotschild sera remboursé après le versement de la subvention. L'acte d'achat pour la commune à Joseph et Émilie Jougla et Denis Lacabanna est du 10 Mars 1923. L'acte déclare que la maison est destinée à un centre d'entraînement et d'éducation physique. Le devis d'achat et de réparation devait se monter à 70.954 frs, mais par suite de difficultés administratives, une décision du Ministre de l'Intérieur de 1927 retire à la commune la subvention qui avait été allouée. En présence de la difficulté de financer les réparations, l'affaire reste en suspens. Elle est reprise après la guerre de 1939-1940 par le nouveau conseil municipal élu après le Libération. Le devis fourni pour la mise en état est de 237.300 frs. Il est décidé de demander un secours au Département et on envisage le 20 Juillet 1946 de contracter un emprunt pour le surplus. Cet emprunt paraît avoir été voté en y comprenant les travaux scolaires le 21 Décembre 1946. A l'heure actuelle les travaux d'aménagement sont terminés.




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Entraide apportée par :
- M. Alain Eymard
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© Marie-Pierre MANET







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