La monographie locale

de Vidouze.
De R.ANCELY

(© ADHP - A 303)


(Monographie offerte par M. Alain Eymard)




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Voirie :

La bonne administration d'une commune rurale se reconnaît au développement et à l'entretien de ses chemins. La Municipalité de Vidouze n'a pas manqué à son devoir et il suffit pour le démontrer de citer sommairement son activité pour ces divers travaux.

En ce qui concerne la place de la Mairie, le Maire, dès le 29 Janvier 1821 demande au Préfet l'autorisation d'échanger des terrains communaux pour l'agrandir ainsi que le chemin qui monte à l'église et au cimetière. En 1877-78 la commune achète à Labernadie le terrain qui est derrière la mairie et qui servira de hangar à l'instituteur.

La route de Maubourguet à Lembeye qui est l'artère principale de la circulation a subi bien des transformations avant d'être classée route nationale.

A raison de son importance, le Conseil Municipal a multiplié les démarches en 1840, 1844 et 1851 pour que ce chemin dit alors de grande communication, soit érigé en route départementale. Il obtiendra satisfaction le 15 Mai 1853. L'assiette de cette route ne s'est pas modifiée depuis son entrée sur le territoire de la commune jusqu'à son embranchement depuis la maison Pujo avec le chemin de l'Escarnot ; elle continuait à ce moment tout droit par la côte de Bouhaben et le hameau d'Armau. Mais dès le 20 Septembre 1851 la commune demande le classement en chemin vicinal du chemin de Vidouze à Vauzé par la côte de L'Escarrot et la demande est renouvelée le 14 Mai 1874. En 1894 - 1895 la côte de l'Arcis qui dévale sur Vauzé est rectifiée pour améliorer la circulation sur Lembeye et elle est incorporée à la voirie départementale, comme conséquence l'ancienne route par Bouhaben et Armau est déclassée et abandonnée et à partir du 20 Février 1902 ce classement est devenu officiel. Il durera près de 30 ans ; après quoi, le développement de la circulation automobile exigera l'extension de nos routes nationales. La route Pau-Morlàas-Lembeye-Maubourguet-Marciac-Auch passant par Vidouze imcorporera cette voie à une route nationale élargie et goudronnée par les procédés les plus modernes ; mais le tronçon Armau Bouhaben sera préféré à celui de Vauzé et l'Escarrot et ainsi cette route retrouvera son assiette primitive. Ajoutons que le pont sur le Louet que traverse cette route fut réparé en 1818.

Le chemin de grande circulation de Lascaeères à Vidouze et Bentayou-Sérée par Moncaup et Arriagosse fut créé à la suite des délibérations des 3 Août 1844 et 10 Août 1851. Il fut complété en 1858 et 1860 par une branche se dirigeant ce Vidouze sur Monségur où elle rejoignait la route Lembeye-Vic-Bigorre assurant à notre commune un accès direct sur ce dernier chef-lieu de canton.

Par une délibération du 10 Août 1851 le Conseil Municipal décide le classement en chemin vicinal de 5 m de largeur de la route reliant Luc-Armau à Vidouze ; il constate que beaucoup de bouviers de l'arrondissemnt de Pau empruntent ce chemin pour acheter des vins à Vidouze ; d'un autre côté la construction de la nouvelle église au quartier Lahourcade exige que toutes les routes aboutissant à la mairie aient une largeur convenable.

Pour la même raison, on améliore le chemin de Noguez et Lacoume qui relie la maison commune, le presbytère et l'église d'un côté au hameau d'Arriagosse (même délibération) et le chemin d'Abadie qui relie le centre de la commune à la route de Maubourguet en passant par la maison Carde (délibération du 20 Septembre 1851).

Le dernier chemin dont il est question dans les délibérations municipales est celui de la croix de Peyroulat vers Labatut et Loubix (délibération du 20 Septembre 1851).

En ce qui concerne les sources appartenant à la commune, c'est celle de La Cautère qui a occasionné le plus de difficultés. Le 10 Août 1851 à la suite d'une pétition adressée à l'autorité préfectorale par des usagers se plaignant de certaines dégradations, le Conseil a autorisé le maire à établir un règlement pour son usage. La source de Bernadets au quartier de L'Issarre a fait l'objet d'une délibération de l'année 1862 qui a autorisé son captage. La dépense a été de 180 frs.

Les archives municipales conservent le souvenir de deux cataclysmes qui ont ravagé la commune ; le 2 Septembre 1820 le Préfet a été sollicité d'accorder un secours à la suite d'un orage de grêle qui avait détruit la vigne et la maïs. En 1875 Vidouze n'échappa pas aux grandes inondations qui éprouvèrent tout le Sud-Ouest, une délibération du 18 Novembre 1875 fait état d'un secours alloué par le département pour la remise en état de chemins communaux dégradés par le désastre.




Budget :

Nous avons dit déjà que les ressources de la commune ont été toujours des plus limitées. A titre d'exemple, en 1859, le budget s'établissait ainsi :

Recettes 4.764 frs.

Dépenses 4.541 frs.




Heureuse commune qui malgré son impécuniosité trouvait :

- Un secrétaire de mairie au traitement annuel de 100 frs.

- Un valet commune pour 30 frs.

- Un cantonnier exposé toute l'année au froid, à la pluie, à la chaleur pour 250 frs.

et qui n'avait à compter sue sur 9 frs 70 d'imprévus.




En 1946, il n'en était plus de même. Le budget comprenait :

94.678 frs en recettes et 92..182 frs en dépenses.




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Entraide apportée par :
- M. Alain Eymard
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© Marie-Pierre MANET







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