La monographie de 1887 de Séméac
Hautes-Pyrénées
département 65.

(ADHP - Monographie établie en 1887)




00036426
copyrightdepot.com








I


La commune de Séméac est située à peu près au centre du département des Hautes-Pyrénées.

Elle est limitée par la commune de Sarrouilles à l’est, Barbazan-Debat au sud, Soues et Tarbes à l’ouest, Aureilhan au nord.

Son étendue est de 5.924.766 mètres carrés, dont 760.000 mètres carrés en bois et la plus grande partie du reste en prairies très productives, vu la facilité avec laquelle on peut les faire arroser. Située aux abords de Tarbes, elle n’en est distante que de 1.500 mètres.

Le pays est plat en majeure partie. Vers l’Ouest s’étend la magnifique plaine de l’Adour, brusquement interrompue à 100 mètres de Séméac par une colline d’environ 75 mètres de hauteur. Cette colline sépare la vallée de l’Adour de la petite vallée de l’Ousse qui coule vers Sarrouilles.

La côte dite de Sarrouilles est en majeure partie constituée d’argile, dont les gisements sont exploités par un industriel de briqueterie et de poterie demeurant à Aureilhan. A quelques cinq cent mètres du village vers le Sud-Est, la colline est percée d’un tunnel de 520 mètres de long, construit en 1865, et refait en 1885. Pendant la durée des réparations, une ligne provisoire fut établie le long de la côte pour reprendre ensuite l’ancienne voie à Sarrouilles. Malgré la solidité des travaux, quelques éboulements s’étaient produits mais il n’y a jamais eu d’accident.

L’Adour passe à 500 mètres environ à l’Ouest de Séméac, il sépare la commune de la ville de Tarbes. Ses eaux sont amenées dans le village par un canal qui commence à Pouzac Pouzac. Ce canal, appelé Alaric, prend à son origine le tiers de l’eau du fleuve. Ses crues sont peu importantes. Son utilité est des plus grandes, car il traverse un grand nombre de villages, et il sert partout à arroser les prairies situées sur son cours.

Un syndicat fonctionne pour arrêter les bases des arrosements. Plusieurs déviations de ce canal amènent l’eau dans l’intérieur du village.

Quant aux eaux potables, elles sont fournies par une dizaine de pompes établies aux quartiers populeux et par certains puits pratiqués chez les principaux propriétaires.

L’altitude de Séméac est environ, de 300 mètres au-dessus du niveau de la mer et le climat est tempéré.

Les vents dominants viennent de l’Ouest et apportent le plus souvent la pluie.

II


D’après le recensement de 1886, la commune compte 1.375 habitants. Ce chiffre tend à s’accroître, car il existe un quartier de Séméac dit Bout du Pont et attenant à la ville de Tarbes où beaucoup de rentiers se font bâtir des chalets pour avoir les agréments de la campagne et de la ville sans avoir les inconvénients de cette dernière.

De plus, un grand nombre d’employés de la gare et de l’arsenal s’établissent dans ce quartier et même au bourg où les loyers sont moins chers qu’en ville, et aussi pour éviter les droits d’octroi sur les marchandises qui viennent du dehors.

La commune de Séméac comprend :

1° le village.

2° le Bout du Pont qui n’est séparé de Tarbes que par un pont de l'Adour, emporté par l’inondation de juin 1875, et reconstruit l’année suivante.


La population du village est de 993 habitants formant 259 ménages. Par suite, celle du Bout du Pont sera de 382 habitants dans 114 ménages.

Cette commune ayant plus de 500 habitants, le nombre des conseillers municipaux à élire est fixé à 12.

Deux conseillers d’arrondissement y résident, l’un représente le canton de Tarbes sud, l’autre représente un canton voisin.

Du point de vue des cultes, la commune est desservie par un prêtre dit desservant d’après le concordat.

C’est dans l’église de Séméac que s’assemblèrent les États de Bigorre lorsque le roi de France mit le séquestre sur le comté et que son commissionnaire déposséda Constance. Henri de Grammont, vicomte d’Asté, y fit bâtir, en 1678, un superbe château dont il ne reste d’autres traces qu’une ancienne écurie dans la maison Laporte.

Le tilleul (qui se trouve devant l’église) date du XVI° siècle.

C’est dans cette commune qu’est situé le tir des brigades de gendarmerie de l’arrondissement.

Séméac dépend de la perception de Soues ; mais le comptable, receveur municipal a été autorisé à transférer son domicile à Tarbes.

Deux fois par jour, le facteur venant de Tarbes dessert la commune. Il y a trois levées ; la 1ère à 8 heures du matin, la 2° à 1 heure de l’après-midi et enfin la 3° à 5 heures du soir.

La valeur du centime est de 0 frs 1335.

Les revenus ordinaires s’élèvent à 8.000 francs environ.

III


Les prairies situées dans le territoire de la commune fournissent un rendement annuel de 10.000 quintaux métriques de fourrages.

Les terres labourables :

1°- 1.000 hectolitres de froment et seigle,
2°- 1.100 hectolitres de maïs,
3°- 300 hectolitres de pommes-de-terre.

Les forêts dont l’essence dominante est le chêne assurent en moyenne un revenu annuel de 2.500 francs et sont sous la surveillance directe de l’Administration forestière.

Aux quartiers appelés la Côte et Labarthe, bien exposés au soleil, certains propriétaires possèdent des vignes d’une superficie totale de 130.000 mètres carrés, mais dont les revenus sont à peu près nuls ; depuis 4 ans, les vignerons ne récoltent qu’un très mauvais vin qui ne suffit même pas pour la consommation annuelle. Ils sont obligés de se pourvoir ailleurs, si les ressources pécuniaires le leur permettent. Le phylloxéra n’a pas encore fait son apparition, par contre, le mildew sévit avec intensité depuis deux ans ; cette maladie dévoile les raisins qui sont à la merci des rayons ardents du soleil, en août et septembre, et dont la maturité est enrayée par les premières gelées d’octobre.

Les cantons forestiers, déclarés défensables, et accordés par les agents locaux pour le pacage des bêtes à cornes, étant de peu d’importance, et les landes communales d’une étendue très restreinte, les habitants possèdent juste les animaux domestiques indispensables à l’agriculture.

Le principal élevage est l’espèce chevaline parce que en raison de la crise agricole que nous subissons et aussi pour venir en aide aux agriculteurs le gouvernement de la République a augmenté la subvention allouée au département pour encourager les éleveurs de la plaine de Tarbes en augmentant le nombre des primes à décerner. Il est à remarquer que la race chevaline des environs du chef-lieu est renommée et très appréciée par le sportman.

Séméac possède trois moulins construits sur le canal Alaric, trois scieries à bois mécaniques, deux martinets, deux fours à chaux, deux chaudronniers, quatre tourneurs, deux pailleurs, six charpentiers, quatre maçons, quatre cordonniers, six menuisiers, cinq bouchers, onze auberges, cinq épiceries, deux boulangers.

Les principales routes qui traversent cette commune sont la route nationale N° 117 de Tarbes à Toulouse ; la route départementale N° 1 de Tarbes à Toulouse, par Pouyastruc, Trie, Castelnau-Magnoac et Boulogne, et un chemin de grande communication.

Les moyens de transport de Séméac au canton qui est en même temps le chef-lieu du département sont des plus faciles ; la commune n’en est distante que de 1.500 mètres environ.

N’étaient une douzaine de marchands qui se rendent aux marchés des villes voisines où ils vont acheter des oiseaux de basse-cour qu’ils viennent ensuite revendre aux halles de Tarbes, le commerce local serait peu important. Pendant l’été, d’autres se procurent des fruits hâtifs et toute espèce de légumes qu’ils se font expédier d’Agen, pour les revendre à Bagnères-de-Bigorre, Lourdes, Argelès, Cauterets, centres où les étrangers se donnent rendez-vous ; les uns pour rétablir leur santé, d’autres par reconnaissance, d’autres enfin pour revoir nos montagnes qui offrent aux touristes tant de ravissants panoramas.

IV


Il est probable que cette commune tire son nom de Sémé ou Sémi, et de AC, eau, qui signifient semé d’eau.

En effet, on trouve à 7 mètres de profondeur une forte nappe d’eau potable ; plusieurs pompes ont été construites pour satisfaire les besoins journaliers des habitants.

Les fonctions de maire furent très délicates après la Révolution de 1789 : voici une lettre trouvée sur un registre de cette époque :


Le Maire de Séméac au citoyen Sirex de la même commune.

Citoyen,

" Il est incontestablement vrai, qu’au mépris des lois et de l’autorité en place, vous vous permettez de présider des assemblées nocturnes dans votre maison, elles tendent peut-être au bien ; mais je l’ignore. Le bien aussi fut l’unique but que je me proposais en acceptant les fonctions pénibles que je remplis aujourd’hui et j’ai la vive douleur de ne pouvoir le faire par les indécences dont vous vous rendez coupable. Si je partageais vos principes, j’aurais déjà en conformité de la circulaire du Préfet, en date du 29° brumaire an 9, basée sur celle du ministre de la police générale, dressé un procès-verbal pour relater votre inconduite qui tend sans doute à compromettre la sûreté des personnes et des propriétés et à altérer le repos et le calme qui étaient naturel à cette commission et l’aurait fait passer de suite à la préfecture générale, comme cela m’est recommandé en pareil cas. Mais je préfère quoique vous ne le méritez pas, oublier pour un instant mon devoir et vous écrire la présente, autant pour inviter de cesser ce scandale fait à l’autorité que pour vous prouver que je ne partage point avec vous cet esprit de contradiction et de tracasserie qui est purement votre caractère.

L’on vous connaît, je suis connu et je suis parfaitement bien tranquille. "

Je vous salue

Signé : Maumus, Maire



Le curé de la commune devait encore se servir de la chaire pour fomenter les esprits, exciter les passions politiques. Voici un écrit qui l’atteste :

" Le 8° Germinal de la 2° année républicaine, Charles Bessaignet, cy-devant curé de cette commune de Séméac, a été envoyé à chercher par deux gendarmes de la commune de Tarbes, dont l’un d’eux était le citoyen Vergès aîné, et depuis lors le dit Bessaignet reste audit Tarbes avec défense de plus revenir à Séméac. "



Pour mettre un terme à ces journées néfastes (Terreur) qui firent verser tant de sang en France, les gens et les jeunes filles de Séméac, symbole de la Patrie, se réunirent en deux groupes et plantèrent solennellement deux arbres, l’un à côté de l’autre.

Extrait du Registre

" le 12 ventôse de la 2° année républicaine les garçons ou jeunes citoyens de cette commune ont planté l’arbre de la liberté devant la maison commune. Et les jeunes citoyennes ont aussi planté le leur le même jour et assez près de celui cy-dessus. " (comme cela est écrit)



Il nous serait difficile de donner la biographie des personnages célèbres nés dans la commune ; voici néanmoins les noms de ceux qui se sont le plus illustrés vers la fin du 18° siècle, c’est-à-dire de 1776 à 1793.


- D’Averan
- Jean d’Angosse
- Jn Justin Cazaux, avocat
- Comte Colonion
- De Conty
- Garrens, avocat en parlement
- Duc de Grammont
- Jean de Lamarque
- Marie de Larré
- Joseph de Lalande
- Dominique Lacay, avocat
- Marquis de Montpezat
- Demoiselle d’Olivier
- Jean de Pierris
- Marie de Pierris
- Claude Perrin, avocat au parlement
- Rosès, Vicaire général
- Jn Bte Salles, avocat du roi
- Doque Salles, avocat
- Comte de Tholomon
- André de Villeneuve
- Marquise de Montpezat
- Caussade Marie
- Caussade Jean, bourgeois.


Il est constaté sur un registre de délibérations que le sieur Pujo Haût de Horgues fut agréé comme régent par le curé Bessaignet, les consuls et les principaux habitants le 8 Avril 1776. Il répondit si bien aux désirs de la population et le curé (il fallait compter avec le curé qui était omnipotent à cette époque) qu’il s’obligea à servir en qualité de régent pendant neuf années, à partir du 1er Mai 1778.

Voici la délibération textuelle trouvée au archives de la commune.

" L’an mil sept cent soixante dix huit et le quinzième du mois d’avril au lieu de Séméac dans la maison commune assemblés aux formes ordinaires, c’est présenté le sr Jean Pujo, natif de Bagnères, par devant Mr Bessaignet curé du lieu de Séméac, Jean Laporte, Jean Cénac et François Lalanne, consuls actuels. Les srs Alexis Laparra, Sireix, Jean Dizac, Lasmaries, Medus, Jean Dupin, Jean Martin, Larré, Jean Douste, Tapie, Jérome Pouey, St Ubéri, Déthou, Lfaguille, Pierre Ribes, Sabatié cadet, Ferrou pavet, Bordenave, Silvestre Dalier, Gabriel Arché, Penin Armantou, Tajan, Jean Cazaux, Carmouze cadet, Joseph Courtade, Tapie dit Becas.

Les tous manans et habitants du dit lieu, faisant et composant la plus grande et sçaine partie de la dite communauté, les présents pour les absens. Sur quoy et sur les représentations faites par mon dit sr le Curé, l’assemblée a convenu ce qui suit avec le dit sr Pujo, qu’il oblige de servir en qualité de régent pour le temps et espace de neuf ans à commencer du premier mai prochain etfinit en pareil jour. Ledit sr Pujo s’oblige de faire l’école deux fois par jour, excepté le jeudi de chaque semaine, de donner les principes de la lecture latine et françoise, l’écriture et l’arithmétique aux enfants qui seront envoyés à son école, leur faire la prière du matin et du soir et le catéchisme deux fois la semaine. De plus, il s’oblige de donner audit sr le curé, ou vicaire tous les secours nécessaires, soit dans l’administration des sacrements en assistant aux processions qui sont d’uzage dans cette paroisse, aux offices divins et autres devoirs de parroisse, il s’oblige de plus de servir de secrétaire de la communauté, faire toutes les écritures nécessaires, faire les rolles des impositions royalles, faire les quittances pour les consuls et collecteurs, qui se trouveront illitérés, et qu’il signera en la dite qualité, et s’il se trouve des enfants qui ait de la disposition pour le chant il sera tenu de leur enseigner le plain chant et les pères et mères seront tenus delui payer trois livres par an ; cependant s’il si trouvait de ces enfants pauvres ledit Pujo s’oblige dele leur enseigner gratis, pourvu toutes fois que la Communauté les reconnoisse hors d’état de payer, a quoy ledit Pujo a souscrit et s’oblige envers la Communauté.

La communauté s’oblige envers le dit Pujo de lui payer par année la somme de quatre vingts seize livres en quatre payemens égaux ; savoir de trois en trois mois.

De plus la Communauté s’oblige delui donner trois chars de bois par année, le premier consul sera tenu de lui payer cinq livres de la faction du rolle du vingtième.

Elle s’oblige de plus à lui fournir le logement, pour cet effet elle lui désigne la maison commune pour son habitation ainsi que pour y tenir l’école.

De plus la Communauté lui cède le droit de jauge et mesurage de tout le vin qui se vendra dans l’endroit en gros aux marchands du lieu ou étrangers qui seront tenus de l’apeller lorsqu’on vandra le vin, et lui payer cinq sols par char ; que le marchand lui payera et que si le vandeur venoit à ne pas l’avertir, il sera tenu de lelui payer.

Finallement la Communauté s’oblige de lui faire payer une mesure plaine de seigle beau et marchand de chaque enfant qui lira seulement et deux mesures rases pour chaque écrivin par année, ainsi a été convenu pour le tems et espace de neuf années.

Cependant si la Communauté venoit avoir des raisons légitimes pour se plaindre dudit Sr Pujo avant la fin des dites neuf années, ainsi que ledit Pujo pourroit en avoir de la part de la Communauté il sera loisible à l’un et à l’autre de se rendre libres après avoir porté leurs raisons en plaine assemblée, ainsi a été délibéré le dit jour et an que dessus et ont signé ceux qui ont su fait double. "

De plus la Communauté vut que ledit sr Pujo vaque quinze jours au tems de vandange.

Signé : Pujo



Les conditions stipulées ci-dessus ne reçurent pas leur exécution, puisque le 18 avril 1779, le sr Antoine Gervais de St Chely, diocèse de Mende, vint de Trie à Séméac, pour remplir ; les mêmes fonctions de régent et de secrétaire. En prenant possession du poste, il dut fournir

" Un billet de bonnes vie et moeurs et une attestation de la communion paschale du sr Archiprêtre de Trie. Il fut renvoyé 50 jours après son installation. "


Le 10 juillet 1779, le sr Dominique Martinau d’Anoye, en Béarn, diocèse de Lescar, régent à Sarniguet, fut accepté par le curé et les habitants de Séméac pour exercer les mêmes fonctions dans la commune.

Annexe au titre IV - Enseignement


Les maîtres d’école se succédaient trop rapidement à cette époque pour que les progrès des élèves fussent sensibles.

Le 29 mai 1791, le sr Béallé Barthélémy, grand-père du maire actuel, fut nommé maître d’école pour un an, à partir du premier juin.

Nouvelles conditions imposées, extrait du registre :

" Il sera tenu de chanter à messe à vêpres ; il sera tenu de séparer pendant la durée des écoles les filles qui pourront lui être confiées des garçons et de les tenir dans la chambre qu’il occupera dans la maison commune. "



Le 25 ventôse an 9 de la République, le sr Vergès ex-instituteur d’Adé, arriva en cette qualité à Séméac. Ses émoluments furent fixés par délibération comme pour ses prédécesseurs.

Voici une déclaration faisant connaître la population scolaire qui se trouvait dans cette commune au commencement du 19° siècle.


Du 15 Messidor an 11°

Le sieur Vergès, instituteur reçoit à l’école de 80 à 90 élèves ; la commune, par l’organe du maire demande au préfet que Séméac possède une école primaire et que la direction soit confiée au titulaire à cause de ses aptitudes.

Signé : Maumus, maire
.



La commune possède deux écoles laïques de garçons fréquentées par 200 élèves ; deux écoles laïques de filles où 150 élèves sont admises à suivre les différents cours ; une école congréganiste libre, dirigée par les soeurs de St Joseph de Tarbes et subventionnée par la commune. Une religieuse brevetée dirige l’école maternelle qui est fréquentée par les garçons jusqu’à sept ans. La population scolaire de cet établissement s’élève à quatre-vingt-dix élèves.

Sous le rapport de l’instruction, Séméac est une commune des mieux dotées du département.

Les pères et mères de famille n’ont que l’embarras du choix de l’école.

La loi du 28 mars 1882, sur l’obligation, ne recevant pas son exécution, beaucoup d’enfants de six à treize ans se dispensent de fréquenter l’école à l’époque des grands travaux agricoles.

L’instruction a reçu une grande impulsion dans la commune, particulièrement depuis la chute de l’empire. Les illettrés sont en petit nombre. Les conscrits et les conjoints signent leurs noms et possèdent, en général, une bonne instruction primaire.

La salle d’école est ornée d’une bibliothèque dont la création remonte à 1866. Elle contient cent-soixante-quatorze volumes qui ont été lus et relus depuis 1872, date de la dernière concession du Ministre de l’Instruction publique. Depuis cette époque, aucune somme n’a été votée par la municipalité pour augmenter le nombre des volumes à prêter aux familles. Aussi le nombre des lecteurs tend à diminuer. Les prêts faits en 1886 s’élèvent à soixante-quatre.

La caisse des écoles ne fonctionne pas à Séméac. Il ne faut pas songer à créer une caisse d’épargne scolaire parce que tous les élèves de la commune appartiennent à des artisans qui vivent du produit de leur journée.

Les traitements des maîtres varient suivant les années d’exercices que ceux-ci comptent comme instituteurs publics.


L'instituteur public

Amaré.




[Plan du site passion-bigorrehp.org]



[Commune de Séméac.]
[Généralités sur les Communes]
[Sommaire]




Chacun peut apporter son aide concernant les monographies de 1887 des communes
de la Bigorre devenue Hautes-Pyrénées
département 65.
© Marie-Pierre MANET









Bookmark and Share