

[Commune Hagedet]
(Association des Compagnons de la Motte de Hagedet).
Historique :
La première mention connue de Hagedet, date de 1080. Un certain Étienne est
seigneur du lieu. Ce personnage important obtiendra par la suite la charge de Prieur de Madiran.
Au XII ème siècle, en 1175 exactement, les moines-chevaliers de "l'ordre de
l'Hospital", sont signalés à Hagedet. Suite à la guerre qui opposa,
en 1256, les bigourdans aux béarnais, la vicomté de Rivière-Basse
dépendant jusqu'alors du comté de Bigorre, sur laquelle se trouve Hagedet, passe
durant un demi-siècle sous la tutelle directe de la maison Béarnaise. En 1300,
Jean de Hagedet prête hommage, pour sa personne et son château, au comte d'Armagnac.
C'est au XV ème siècle, sous Arnaud-Guilhem de Hagedet, que la famille s'unit
par mariage aux Saint-Lanne, devenant alors une des plus puissantes de la région. L'un
des derniers seigneurs ayant résidé à Hagedet, semble être
Raymond-Bernard de Saint-Lanne qui en 1501 fait son testament à Hagedet dans la
"salle seigneuriale" et désire être enterré
en "l'église Saint Michel de Hagedet où sont les tombeaux de ses
prédecesseurs". Enfin c'est au cours des Guerres de Religion que le château
aurait été pris et détruit. En 1658, le livre terrier de la commune ne
le signale que comme "muraille ruinée". Plus de 600 années de vie se
sont donc écoulées sur ce site.
Descriptif :
Le château de Hagedet est composé d'une série de terres rapportées.
Le plus important de ces tertres est nommé "motte" et adopte une forme
tronconique. Ce tertre est précédé d'une esplanade dénommée
"basse-cour ou bayle". Motte et bayle sont défendus par des lignes de palissades
disposées au sommet de talus eux-mêmes protégés par
des fossés. Au sommet de la motte se trouvait un bâtiment de forme octogonale
où résidait le seigneur et sa famille. Dans la basse-cour étaient disposés
les communs (écuries, logments divers, greniers, etc...). A l'origine en bois, les
constructions furent remplacées, peut-être au XIII ème siècle, par une
maçonnerie en galets de rivière liés à la chaux. Nous en voyons
aujourd'hui les vestiges. Sur la motte, ceinturant le bâtiment central, se
développe un mur nommé "chemise" ; sorte de clôture défensive.
Un négatif de charpente :
Le bâtiment central conserve le négatif d'une ossature en bois, conservé dans
l'épaisseur du mur ouest. Il pourrait s'agir :
- soit de la première construction en bois qui se serait pour ainsi dire
"noyé" dans la nouvelle structure maçonnée,
- soit d'une coffrage interne charpenté assurant le maintient de la construction en galets.
[Étude des Communes]
[Généralités sur les Communes]
[Sommaire]
de la Bigorre devenue Hautes-Pyrénées
département 65.
© Marie-Pierre MANET