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Féodalité et Chevalerie
Son apogée
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Sceau
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(Notes de M. Pierre de Moulor)






La plus grande partie de la population vivant à la campagne, les conditions de vie dépendaient des récoltes ; les paysans pauvres pouvaient être conduits à la misère et les nobles et chevaliers, vivant des revenus perçus sous forme de loyers et du produit de la vente de la production préfèrèrent, au fil du temps, quitter les campagnes pour aller s&apôs;installer dans les villes où se développaient le commerce et l'artisanat.

Les chevaliers alors préfèraient plus s'occuper de leur domaine à la campagne et des affaires administratives du royaume que de faire la guerre ; aussi, les souverains, qui avaient toujours autant besoin de soldats bien entrainés et disponibles, engageaient des soldats professionnels, les mercenaires, en remplacement des seigneurs qui avaient perdu le goût pour les exploits guerriers. De plus, aux XIV et XV èmes siècles, les chevaliers voient se développer une nouvelle classe sociale, celle des marchands et des banquiers, qui s'enrichit considérablement et qui, progressivement, leur fait perdre leur pouvoir économique et leur influence.

A partir du XIV ème siècle, l'institution de la chevalerie s'effrite et l'esprit de cour l'emporte sur les faits de guerre et pour tenter d'affirmer leur supériorité sociale, les chevaliers mènent une vie pleine d'extravagance qui finit par les mener à la ruine.

L'apogée de la Chevalerie se situe au XII ème siècle et sa dégénérescence à partir de la fin du XIII ème siècle.

Deux batailles célèbres contre les Anglais, Crécy en 1346, Poitiers en 1356 mais surtout une troisième, Azincourt en 1415, devaient sonner le glas de la chevalerie française.

La chevalerie avait pris ses racines dans la violence, à une époque où primait le principe du corps à corps, en établissant un code d'honneur à partir d'un ensemble de droits et de devoirs afin, d'une part, de normaliser et régulariser le combat et, d'autre part, de l'idéaliser et le magnifier tout en en retirant un ennoblissement.

La chevalerie était donc partie d'une réalité de guerre où seuls devenaient chevaliers ceux qui étaient aptes à risquer leur vie dans une folle aventure où la mort les attendait au bout de ce chemin délibérément choisi car, il faut bien le souligner, la mort, la souffrance et le meurtre en faisaient partie intégrante.

Le dernier chevalier, sans nul doute le plus connu, s'appelait Pierre Terrail seigneur de Bayard et mena une vie chevaleresque exemplaire, qui lui valut d'ailleurs le surnom de "sans peur et sans reproche", jusqu'à sa mort en 1524.

La chevalerie était entrée à part entière dans la société du Moyen-Âge parce qu'elle était une stricte émanation de la civilisation tripartie reposant sur le guerrier, le prêtre et le producteur.

Tous les changements intervenus dessinèrent au fur et à mesure un nouveau type de société et à mesure que ces nouvelles conceptions idéologiques s'imposaient, le monde médiéval disparaissait pour laisser la place à un monde nouveau dans lequel le chevalier se trouvait inévitablement dépassé et irrémédiablement frappé d'obsolescence.

Le Moyen-Âge, qui avait trouvé son apogée au Xème siècle, allait perdurer jusqu'à la moitié du XVème siècle pour faire place à la Renaissance (re et naissance ; de renaître : de re et de naître ; nouvelle naissance).

(© M. Pierre de Moulor)






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de la Bigorre devenue Hautes-Pyrénées
département 65.

Entraide apportée par :
- M. Pierre de Moulor
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© Marie-Pierre MANET








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