Histoire du collège de Tarbes
( 1670-1809)
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I. La fondation du collège [1]

La fondation du Collège existait depuis fort longtemps. Dans le terrier de 1515, il est fait mention d'une maison d'école située au sise rue Carrère Longue, dans l'hôpital Saint-Jacques.

La Renaissance favorisa en France l'établissement des maisons d'éducation. Le Collège reste sous silence pendant les guerres de religion jusqu'en 1587, époque à laquelle la Cour de Toulouse condamne l'évêque de Tarbes et le chapitre à payer chacun 200 livres, pour l'entretien et la nourriture des régents du Collège, pension que le chapitre, seul, a payée depuis 22 ans et que l'évêque avait promis de rembourser.

En 1632, Guillaume Mauran, avocat, auteur de la sommaire description du pays de Bigorre est député par la ville auprès des Jésuites de Lectoure, pour les engager à venir prendre la direction du Collège. Cette démarche n'a pas de suite et le régent se lamente à la municipalité sur la pauvreté de leur logement. Ils cessent même leurs classes, malgré les sommations de la ville, qui se décide à racheter, le 16 août 1633, au sieur d'Ossun le premier local du Collège, immeuble à trois étages, situé en Carrère longue (noyau de l'emplacement occupé actuellement par le lycée) ; moyennant 3.500 livres.

En 1636, Les Etats de Bigorre allouent 300 livres pour l'entretien du Collège.

En 1665, Mgr Caude Mallier de Houssay, évêque de tarbes, essaye de confier le Collège à des prêtres de la doctrine chrétienne. Mais ses démarches furent vaines.

Le 6 avril 1670, le corps municipal décidait d'accorder une subvention de 400 livres et de 200 livres de rente au Collège ; le pays de Bigorre donnait 1.000 livres, l'évêque et le chapitre 400 ; soit 2.000 livres au total.

Le 30 avril 1670, le Collège était remis aux pères de la doctrine chrétienne.

II. Le collège de Tarbes vers 1789 [1]


Personnel - Élèves - Ressources - Études - Discipline

En 1670, le Collège est confié par l'évêque de Tarbes, Mgr Marc-Mallier du Houssay aux pères de la Doctrine chrétienne "pour instruire la jeunesse avec plus de piété à l'étude et avec plus de fruit à la connaissance des belles lettres", le Collège comprenait à l'origine, d'après l'acte de fondation, un père préfet, le père recteur, deux frères laïcs, cinq régents pour les "basses classes", de la rhétorique à la cinquième, et un régent pour lire la philosophie.

L'évêque fournissait annuellement deux cents livres pour les gages et subsistances du personnel ; le syndic du chapitre donnait également deux cents livres, le pays de Bigorre mille livres, et la ville de Tarbes six cents, non compris "la maison destiné au Collège, mise en état, et les ornements, linges, ustensiles et meubles".

Son histoire, aux XVIIe et XVIIIe siècles, n'offre guère de changements notables, pas plus que de faits importants.

En 1789, il était dirigé par les Pères de la Doctrine chrétienne, qui, dans la seule "province" de Toulouse régissait les collèges de Bordeaux, Carcasonne, Lavaur, Saint-Rome, Lesquille, Périgueux, Condom, Moissac, Brive, Lectoure et Tarbes, outre les séminaires de Saint-Girons et de Tarbes.

[...]Le programme d'étude des maîtres nous permet de nous faire une idée de ce que devait être leur enseignement. Ces études, qui avaient lieu dans les collèges mêmes sous la direction du supérieur, duraient quatre ans pour les lettres et la religion ; deux ans pour la philosophie et la théologie... Les études littéraires avaient pour base la grammaire latine de Port-Royal avec les Mois de Duclos ; la prosodie latine et française d'Olivet. Ces livres étaient étudiés la première année. Durant les trois autres années, les futurs professeurs commentaient et récitaient tour à tour Térence, Phèdre et La Fontaine ; les églogues de Virgile et de Segrais ; quelques idylles et Me Deshouihères et, comme elégies, les reflexions du Bateux, quelques élégie d'Ovide et celle de la Fontaine sur la disgrâce de Fouquet ; quelques satires d'Horace et de Boileau ; les plus beaux morceaux des Géorgiques, de l'Énéide, de la Henriade avec les odes d'Horace et de Rousseau. Ils devaient, pendant la deuxième et troisième années, faire chaque semaine, à l'alternative, une traduction latine et française et composer deux ouvrages, latin et français, en prose et en vers. La deuxième année était consacrée entièrement à la prose. [...] Quant aux études de religion, elles comprenaient surtout les trois volumes du catéchisme de Naples ou de Montpellier, les évangiles, les épîtres de Saint-Pierre et Saint-Paul, que l'on analysait aussi dans les deux années de philosophie (épîtres de Saint Paul aux Romains, aux Corinthiens, aux Galates, aux Hébreux) avec les spaumes de David et plusieurs chapitres du Nouveau-Testament.

Comme l'on voit, la préparation des maîtres de notre Collège était exclusivement littéraire et particulièrement latine. Aucune notion de sciences, pas même d'histoire et de géographie. [...]

Les "novices" au professorat devaient lire leurs œuvres littéraires devant la communauté assemblée deux fois l'an, à Saint-Martin et après le fête de Pâques ; et, chaque année, à "la Magdelaine", par devant des Doctrinaires de la maison la plus voisine, faire un "acte général" sur l'objet de l'année classique.

Enfin, durant ces quatre années de préparation, ils étaient soumis à des règlements très précis pour l'observation et la fréquentation des sacrements. Défense à eux de jouer d'aucun instrument de musique ; d'aller concerter dans les maisons particulières, etc... Du reste, même reçu Doctrinaire, le père professeur était tenu à des obligations sévères ; défense de sortir sans la permission du recteur, et jamais le soir, si ce n'est en communauté et jusqu'à neuf heures ; obligation d'être modeste dans ses habits et dans ses cheveux (défense de porter perruque), etc. Malgré les règlements, des "abus" (le terme est à la mode à cette époque) se sont glissés, en particulier dans la province de Toulouse.[...]

[...]C'était un des établissements les plus "fameux" de la région pyrénéenne. On y venait non seulement de la Bigorre, mais encore du Lavedan, des Quatre-Vallées, du Nébouzan et du Comminges. Vers le milieu de XVIIIe siècle, il semble avoir atteint sa plus grande prospérité. Six à sept cents élèves le peuplaient. Par contre, en 1789, il était moins florissant et le chiffre des élèves s'élevait entre 250 et 300 élèves.

Vers la fin de l'Ancien-Régime, quel était l'état moral du Collège ? Malheureusement les Doctinaires doivent faire face à l'indiscipline la plus manifeste et la moins excusable de leurs élèves. Ces jeunes écoliers du XVIIIe siècle sont à chaque instant signalés, dans les rapports de police, pour leurs turbulents et fripons exploits. Ils s'assemblent "tumultueusement et en foule " sur la place du Maubourguet, Pradeau et autres lieux de jour et de nuit. Ils y tiennent contre les consuls des "discours licentieux et indiscrets", au point que le procureur du roi doit requérir contre ces pertubateurs du repos public", pour être punis exemplairement".

[...]En 1774, une révolte générale des élèves entraîne la descente de MM. les officiers municipaux au Collège : l'indiscipline ne fait que s'accroître ainsi que l'esprit de révolte contre les maîtres. De 1780 à 1789, des affiches injurieuses sont placardées en ville ; des actes scandaleux sont commis par les écoliers de rhétorique, etc. En 1792, une désertion générale se produit.[...]

Le Collège de Tarbes qui était autrefois "fameux" est en décadence : l'enseignement n'est que littéraire et la discipline s'est maintenant fortement relâchée.Tel apparaît-il en 1789.


III. Premiers effets de la Révolution [1]


Au collège, jusqu'à la suppression de l'ordre des Doctrinaires - (1789-1792)

Les premiers évênements de la Révolution, n'eurent à Tarbes, et dans la Bigorre en général, qu'une répercussion assez faible et ne changèrent rien à l'organisation et au fonctionnement du Collège des Doctrinaires ; du moins de 1789 à 1791.

Parmi les professeurs du Collège, le sieur Lacombe, professeur de mathématiques a refusé de prêter le serment que la loi exige. Son successeur ne fut nommé que le 10 octobre 1792. Dès le 22 novembre 1791, la désorganisation s'accentue : manque de professeurs, départ imprévu, manque de trésorerie etc,. [...]

[...] Le 1 er février 1792, une députation de deux étudiants fut envoyée auprès de la municipalité, demandant une escorte d'un piquet de la garde nationale, pour accompagner une procession qu'ils devaient faire le lendemain. On fit droit à la demande et la procession eut lieu sans encombres. Trois jours après, le principal du Collège instruisait la municipalité de désordres qui s'étaient produits au Collège, principalement des élèves de Logique ; "ils avaient investi l'entrée du Collège, et s'étaient livrés à des excès sur la personne de ceux qui avaient contrarié leurs vœux".[...]

Le 13 juin, on informait la municipalité d'une désertion presque complète de l'établissement. [...] Puis quelques élèves revinrent jusqu'à la délivrance des prix. Le 18 Août, le Directoire décidait qu'on ne délivrerait qu'un seul prix par classe, à cause de la réduction du nombre d'élèves - et aussi du manque d'émulation - puisque "malgré des invitations répétées, deux classes seulement s'étaient disposées à l'exercice littéraire, la troisième et la rhétorique". La totalité des prix ne fut donc délivrée que dans ces deux classes et un examen public eut lieu en 2e, 4e, 5e et 6e. Du reste, peu ardents au travail, les jeunes élèves étaient bons patriotes. Le 25 Août, ils renonçèrent à leurs prix, et la somme de 300 livres, montant de ces prix, était envoyé à l'assemblée législatve. A la place, ils reçurent le prix "le plus glorieux, une double palme de laurier et de chêne, avec un nœud de ruban aux trois couleurs et le sceau de la municipalité", et aussi les plus vives félicitations du Directoire du département.


IV. La crise scolaire [1]


Jusqu'à la fondation de l'école centrale (1792-1795)

L'enseignement secondaire va complètement sombrer avec cette nouvelle année 1792-1793. Les causes de cette crise, si fatale aux études, sont nombreuses et faciles à trouver : tout d'abord, la dissolution des congrégations religieuses ; les origines de l'établissement du gouvernement terroriste, qui, à Tarbes par exemple, vint écarter de leurs fonctions, en tant que suspects, la plupart des professeurs, les ci-devant Doctrinaires ; l'émigration ou le départ à la campagne de beaucoup de familles nobles et bourgeoises, qui emmenèrent leurs enfants avec elles ; enfin la suspension de toute vie normale, au milieu de la fièvre révolutionnaire et patriotique, qui s'empara de la nation toute entière dans ces immortels moments d'angoisse et de défense, de telle sorte que, au total, - ainsi que le diront, en l'an IV, les organisateurs de notre École Centrale, - "on vit les jeunes gens tantôt, cédant à la force des agitations, se laisser entraîner par des exemples perfides, tantôt, cherchant en vain les moyens de s'instruire, succomber sous le poids d'une accablante oisiveté.".

[...] Par la loi du 18 Août 1792, la Législative avait décrété la dissolution de toutes les congrégations religieuses.[...] Au mois d'octobre 1793, le Directoire du département se met à l'œuvre, pour organiser une nouvelle instruction publique. Par là nous atteignons la période de transition, fort critque, assez malheureuse dans ses résultats, mais en tous cas digne d'éloges par l'esprit, l'activité, le dévouement des républicains sincères, qui assumaient une aussi lourde tâche.

L'enseignement primaire était beaucoup plus répandu en Bigorre, sous l'ancien régime, qu'on ne le croit d'ordinaire. Les " petites écoles" dirigées par des " régents" existaient dans la plupart de nos chef-lieux de canton actuels, et beaucoup de communes mêmes s'imposaient les plus lourdes charges pour entretenir, elles aussi, leurs régents. Aussi, en 1792, le Directoire du département des Hautes-Pyrénées, par arrêté du 29 mars, s'occupe seulement d'introduire dans cet enseignement primaire, qu'il trouve déjà organisé, un esprit républicain. Il ordonne, en conséquence, aux maîtres d'école "déjà établis dans la municipalité du département, de faire lire à leurs élèves tous les jours la constitution française, et de la leur faire étudier par cœur, sans explication de leur part".

[...] Par arrêté des 13 et 22 mai 1792, le Directoire du département créa à Tarbes une école de dessin. Dès sa création, l'école est fréquentée par 116 élèves. [...] Au début de l'An II, le Directoire du département des Hautes-Pyrénées prend en main toute la direction de l'enseignement, s'inspirant surtout de la démocratie tarbaise, se souciant avant tout de l'éducation pratique du peuple.

[...] Le 1er frimaire An II, le Conseil du département était en mesure de nommer de nouveaux professeurs du Collège qui devient désormais "l'école publique". Le 17 frimaire suivant, le Conseil général du département décida qu'il y aurait neuf enseignements : lecture, écriture, langues, géographie, grammaire, histoire, belles-lettres, mathématiques et dessin. Les cours ouvraient le matin, de sept heures à onze heures et le soir de deux à cinq, en été. En hiver, depuis huit heures jusqu'à onze heures et demie, et d'une heure à quatre.

Les écoles acccueillent que très peu d'élèves et beaucoup d'instituteurs démissionnent. Pendant un an et demie les études vont être suspendues. C'est donc le moment de quitter la province, et de connaître les décisions définitives de l'asssemblée, d'où sortira enfin, en 1796, pour notre ville, la plus importante création de l'époque révolutionnaire l'École centrale du département des Hautes-Pyrénées.


V. L'école centrale des Hautes-Pyrénées [1]


(1796-1804)

Le 30 ventôse An III la Comité d'Instruction publique signa le décret de la fondation de notre école centrale à Tarbes.

[...] L'inauguration officielle de l'École centrale eut lieu le 13 thermidor An IV. Les professeurs furent élus devant un jury. Le 6 fructidor, un règlement était publié qui fixait les leçons et la police de l'École. Le 15, l'École centrale pouvait inaugurer ses cours.

[...] L'école des Hautes-Pyrénées fut jalousée des départements voisins, surtout sans doute de la Haute-Garonne ; et comme le Directoire projetait de réduire les Écoles centrales des départements à quelques écoles régionales, elle était doublement menacée de disparaître. Le Directoire exécutif rend, à Paris, le 27 brumaire An VI un décret très important :

"Tous les citoyens non mariés (article 1) et ne faisant point partie de l'armée, qui désireront obtenir une place quelconque dépendant du gouvernement, seront tenus de joindre à leur pétition leur acte de naissance, et un certificat de fréquentation de l'une des écoles centrales de la République. Les citoyens mariés (article 2) qui solliciteront une place, seront tenus, s'ils ont des enfants en âge de fréquenter les écoles nationales, de joindre à leur pétition des certificats des dites école sur ces enfants. Enfin (article 3), les administrations centrales des départements devaient adresser tous les trois mois, au ministre de l'Intérieur, l'état nominatif des élèves qui fréquentaient les écoles ; et le Directoire prendra, d'après le rapport du ministre de l'Intérieur, les mesures necessaires pour activer l'instruction des écoles, qui ne lui paraîtraient pas assez suivies."

La troisième année les cours reprirent le 20 brumaire An VII. Le ministre de la guerre écrit au ministre de l'Intérieur, le 7 ventôse An VII :

"L'École centrale de Tarbes est encore, au mépris des lois et des ordres du ministre, sans jardin botanique sans cabinet d'histoire naturelle ni de physique, sans local pour la bibliothèque, dont les livres pourrissent entassés dans le ci-devant évêché, sans salle pour les exercices publics. Depuis deux ans et demie qu'elle est établie, il n'a pas été distribué un seul prix. Les professeurs ne jouissent pas du local qui leur est accordé par la loi. Ils n'ont que trois chambres au rez-de-chaussée, vides et délabrées, pour donner leurs leçons, et encore y sont-ils continuellement troublés par le bruit qu'occasionnent les tribunaux maintenus dans cette école contre la loi. Les professeurs dégoûtés se retirent, le nombre des écoliers diminue ; enfin, si on ne remédie promptement au mal, cette école deviendra nulle pour le département".

On finit par créer le jardin botanique, un cabinet d'histoire naturelle ; on organisa la bibliothèque dans les bâtiments de l'École ; enfin des prix furent distribués à la fin de cette année scolaire 1797-1798 (An VII).

L'année suivante (An VIII), de graves évènements politiques vinrent encore troubler l'existence de l'École centrale. Déjà en 1798, Tarbes était en état de siège ; en 1799, les menées des royalistes devinrent si graves qu'il fallut s'armer et courir contre eux. Les élèves de l'École centrale firent leur devoir ; ils s'enrôlèrent comme volontaires dans la petite troupe de l'adjudant-général Barbot. Et on fut forcé de retarder la rentrée : elle n'eut lieu que le 18 brumaire, le jour même où Bonaparte renversait le Directoire. Courtade, professeur de belles-lettres, chargé du "discours d'usage", ne fit aucune allusion, dans sa harangue, à la période si troublée qu'on venait de franchir. Mais la proclamation des administrateurs du département, du 4 brumaire An VIII parle d'orages qui grondent sur la tête de la République, ou qui fermentent dans son sein, d'évênements imprévus et de besoins d'une nécessité urgente, qui ont empêché les administrateurs de donner à l'École centrale tout ce qu'ils auraient désiré d'encouragements et d'éclats. Elle informe que la deuxième distribution des prix qui devait se faire, comme l'ordonne la loi, à la fin de l'annnée scolaire précédente, n'ayant pu avoir lieu, sera solennellement faite le 30 brumaire, dans le temple décadaire. Enfin, elle rappelle aux parents que, pour aspirer aux fonctions publiques, leurs enfants doivent fréquenter les écoles du gouvernement ; et elle les avertit que tous ceux qui se sont engagés dans les colonnes mobiles doivent reprendre leur place à l'École centrale. Telles étaient les conditions dans lesquelles se rouvrait pour la quatrième fois l'école de tarbes, le 18 brumaire an VIII. Son existence semblait mieux assurée.

Durant l'An IX et X, notre École centrale est en pleine prospérité. Cependant en l'An X, Bonaparte décrète la suppression de ces écoles centrales et les remplace par des lycées, établis seulement dans quelques grands centres. Celle-ci sembla donc plus digne de respect que beaucoup d'autres, puisqu'elle ne fut supprimée que le 1er fructidor An II (18 Août 1804), quelque temps après la création définitive d'une École secondaire.


VI. L'école secondaire et le collège communal [1]


(1804-1809)

L'organisation scolaire, issue de la Révolution, disparut peu à peu, comme tout le reste, dans la période du Consulat. L'École centrale des Hautes-Pyrénées subsista cependant jusqu'en 1804 : elle fut remplacée, à ce moment, par une école secondaire privée, mais approuvée par le gouvernement ; enfin en 1809, par un Collège communal. Cette période de transformation est la conclusion naturelle de l'histoire du Collège de Tarbes, durant l'époque révolutionnaire.

[...] Le Conseil municipal, qui avait réclamé si fort son école, et les bâtiments du Collèlge pour l'y installer, fut très embarassé quand on les lui accorda ; la Collège se trouvait dans un tel délabrement que des répartations assez dispendieuses étaient indispensable. Or la ville n'avait pas d'argent ! Le 1er pluviôse An XIII (20 janvier 1805), elle se contente d'affermer la grange, aisi que le jardin botanique du Collège, après en avoir enlevé, pour retirer quelque argent les plantes utiles à la pharmacie. Mais elle est obligée d'avouer son impuissance à faire davantage ! Le 6 nivôse An XIV (26 décembre 1805), elle accorde une somme de cinq cents francs, pour distribuer des prix aux élèves les plus méritants de l'école secondaire, mais elle ajourne tout autre dépense.




[L'éducation des doctrinaires en 1777]







Notes

[1] Sources : Gallica.bnf.fr
Bibliothèque Nationale de France
Bulletin de la Société académique
des Hautes-Pyrénées - 1896 - Le collège de Tarbes.
Société académique
des Hautes-Pyrénées



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© Marie-Pierre MANET







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