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Laurence Oustau
(1835-1929
. [1]



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Laurence Oustau[1]

[1] Laurence Oustau est né à Burg, dans les Hautes-Pyrénées, le 16 avril 1835. Il est directeur et l'un des propriétaires de l'importante fabrique de tuiles, briques et autres produits céramiques d'Aureilhan-Tarbes (Hautes-Pyrénées).

Récompenses : 1er prix (médaille d'argent, Tarbes, 1876) ; 1er prix (médaille d'argent, Exposition Universelle, Paris, 1878) ; 1er prix (médaille de vermeil, Pau, 1881) ; 1er prix (médaille d'or et grand prix avec diplôme d'honneur et médaille d'or, Tarbes, 1884) ; 1er prix aux Expositions de la Société des Agriculteurs de France et des Sociétés horticoles, dans les Basses-Pyrénées, avec médailles de vermeil et diplômes d'honneur, en 1885, 1886 et 1887 ; médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889.

La maison, à la tête de laquelle il est placé, a été fondée en 1873, sous la raison sociale : Oustau et Cie. Dès 1878, il attirait tout particulièrement l'attention des spécialistes, au point que, produisant à peine depuis cinq ans, elle remporta une Médaille d'argent à l'Exposition universelle de l'année précitée. C'est grâce à l'expérience déjà suffisante de M. Oustau dans les travaux publics, à son activité, à sa persévérance que ce résultat a pu être acquis. L'usine avait adopté les procédés de fabrication et l'outillage les plus perfectionnés qui existassent, et cela dès sa création.

M. Oustau s'est attaché aussi, dès le début de son entreprise, à étudier les moyens d'abaisser le prix des tuiles, des briques, des tuyaux et, généralement, de tous les objets qui sont fabriqués dans son Établissement. Nous devons dire, en effet, que la Manufacture d'Aureilhan fournit tout ce qui concerne la maçonnerie et ses accessoires les plus variés, ainsi que les conduites les plus diverses, destinées aux travaux les plus composites et de tous les diamètres désirables. M. Oustau est parvenu à réaliser l'abaissement du prix des objets dont il s'agit dans la proportion de 35 p 10 comparativement aux prix usités jusqu'alors. Un des principaux éléments qui lui ont permis d'amener ce résultat, a consisté dans l'examen des terres du pays et dans leur analyse géologique, étude qui a démontré que ces terres étaient parfaites pour l'emploi qu'on en attendait.

Stimulé par les encouragements éclatants reçus à l'Exposition universelle de 1878, M. Oustau donna dès lors une première extension à sa Manufacture, cependant très considérable déjà. Il y fit ajouter un four à poteries, avec d'autres constructions couvrant une superficie de 1.000 mètres carrés. En 1881, dévoloppement grandiose : l'usine est presque doublée par la construction d'un nouveau four comprenant seize compartiments et ayant une capacité de 410 mètres cubes. La construction qui le contient est élevée de deux étages et comprend un séchoir à tuiles. La superficie de ces édifices réunis, construits en ladite année, occupe une surface de 1.200 mètres carrés. M. Oustau ne s'en est pas tenu là ; en 1883, il a fait édifier deux nouveaux fours, avec un laboratoire de deux cents mètres carrés.

A cette époque, la tuilerie et la poterie couvraient une surface de 20.000 mètres carrés et les constructions une superficie de 6.219 mètres carrés.

A mesure que M. Oustau développait les constructions de son usine et augmentait le nombre de ses fours, il l'assortissait des appareils les plus récents et les plus perfectionnés.

Ainsi, dès 1883, l'outillage se composait de quatre paires de cylindres, de deux forts malaxeurs, de deux fortes galetières (systèmes Pinette et Chambrette), d'une forte mouleuse (système Joly) à deux hélices, de trois fortes presses à friction (système Pinette), d'une rabatteuse à moteur, de cinq rabatteuses à bras, etc. À l'usine sont annexés : un atelier d'ajustage et de réparations avec perceuse, tour parallèle, et un atelier de charronnage. Les deux sont desservis, pour la mise en mouvement de leurs gros outils, par une machine à vapeur de 35 à 40 chevaux.

Peu après, M. Oustau installa des dépôts de ses produits à Lannemezan, Lourdes, Pau, Orthez, Arcachon, Bayonne, etc. ; tous, sauf celui de Bayonne, à proximité des gares de chemins de fer.

Ces succès constants et toujours grandissants incitèrent M. Oustau à rechercher les moyens d'accroître encore l'importance poutant si considérable de ses établissements industriels. Il se mit au courant des études scientifiques les plus récentes auxquelles s'étaient livrées diverses Sociétés savantes, ainsi que plusieurs ingénieurs, et il acquit la certitude que les meilleures terres à poteries se trouvaient précisément dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de la ville de Tarbes. Aussitôt, M. Oustau et ses co-intéressés décidèrent l'édification d'une nouvelle usine.

Voici la description sommaire de l'usine construite en 1888 par MM. Oustau et Cie. Nous l'empruntons à un article très complet, publié en 1890, par la " Gazette des Travaux publics ".

"Sur un terrain de 10.000 mètres carrés environ, faisant suite aux 20.000 de la tuilerie, ils établirent une usine spéciale pour les pavés et les carreaux en grès cérames-unicolores, et les tuyaux en grès. Cette usine, qui occupe une surface couverte de 2.893 mètres carrés, comprend, outre les bureaux :

1° Un atelier d'ajustage pour les moules ;

2° Un atelier de pulvérisation, avec 2 broyeurs, et de fabrication de galettes, avec un très fort malaxeur ;

3° Un atelier de pressage, avec 2 puissantes presses ;

4° Un atelier de fabrication de cazettes et de pièces réfractaires ;

5° Des chambres de dépôt pour les diverses matières pulvérisées ;

6° Un séchoir pouvant enfermer plus de 400.000 produits dans les étagères.

7° Deux fours intermittents à flamme renversée et à haute température, ayant chacun un laboratoire de plus de 60 mètres cubes ;

8° Un magasin pour les produits triés ;

9° Deux hangars, pour les approvisionnements des diverses natures de matières premières et de la houille.

Une machine à vapeur de 30 chevaux active le matériel de cette usine.

[...] En 1895, un moteur à gaz de 60 chevaux fut ajouté à l'usine principale.

Les établissements d'Aureilhan occupent, en temps ordinaires, plus de deux cents ouvriers. Le salaire est de deux à six francs par jour, pour les hommes, et de un franc à un franc cinquante centimes pour les femmes.

MM. Oustau et Cie assurent tous leurs ouvriers contre les accidents et supportent une grande partie des charges de la prime. C'est aussi l'usine qui paie les médicaments. Elle acquitte à l'ouvrier blessé la moitié du prix de sa journée, pendant le durée de l'incapacité de travail. En cas d'incapacité permanente, il est conclu un arrangement à forfait. D'ailleurs, il est arrivé dans les établissements Oustau peu d'accidents graves depuis leur création, proportionnellement au grand nombre d'ouvriers occupés. " [...]




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Notes

[1] Sources : Gallica.bnf.fr
Bibliothèque Nationale de France
Dictionnaire biographique des grands commerçants et industriels.
1. Dictionnaire biographique des grands négociants et industriels.
Ouvrage rédigé par un comité de spécialistes
sous la dir. de M. Henry Junger - 1895.



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© Marie-Pierre MANET







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