
Arnault-Guilhem de Barbazan, est né aux environs de 1360 au château de
Barbazan-Dessus. Armé chevalier à l’âge de 21 ans, il est entré au
service du comte d’Armagnac et est présenté au duc de Berry qui le retient
dans sa compagnie de gens d’armes et le nomme «maréchal ès pays de Languedoc
et de Guyenne», ce qui lui vaut très vite pour sa droiture,
sa générosité, sa franchise, le titre de «Chevalier sans reproches».
Entré au service du duc d’Orléans, frère du roi Charles VI, il se fait
remarquer en 1402 dans la fameuse affaire de Montendre, sept chevaliers français
s’opposent à sept chevaliers anglais. Vainqueurs les français sont
ramenés à Paris, le Roi Charles VI offre à notre chevalier
une épée ornée de pierreries. Dés lors Barbazan embrasse le parti
du duc d’Orléans dans la sanglante querelle des Armagnacs et des Bourguignons.
Le comte d’Armagnac assassiné, Barbazan prend parti pour le dauphin Charles
et participe aux négociations de réconciliation avec le duc de Bourgogne.
En 1420, il défend Melun contre Henri V d’Angleterre. Ce siège dure cinq mois.
Le 17 novembre 1420 en son conseil Barbazan demande capitulation. Des conditions de
reddition les compagnons de Barbazan sont condamnés au gibet et Barbazan
à la prison perpétuelle. Enfermé au donjon du château
Gaillard près de Rouen, dans une étroite cage de fer, Barbazan
y séjourne neuf ans avant d’être délivré par Étienne
de Vignolles dit la Hire, le 7 décembre 1429. En compagnie de la Hire, Barbazan
rejoint Charles VII, reprend du service et est nommé Gouverneur du pays de Brie,
Laonnais et Champagne. En 1431 Barbazan meurt, le cou percé par une flèche
au combat à Bulgneville contre les Bourguignons. En apprenant la nouvelle
le roi Charles VII verse d’abondantes larmes et ordonne que la dépouille mortelle
soit transportée à Saint-Denis En 1432, par lettres patentes, Charles VII
lui donne titre de «restaurateur du royaume et de la couronne de France», accorde
à ses héritiers le droit de porter dans leurs armes trois fleurs de
lys sans barre. Marié à Sybille de Montaut, il a eu un fils mort
avant l’insigne honneur accordé à son père, et une fille épouse
du comte d’Astarac à qui il lègue le château de Barbazan. Il laisse
son nom et ses titres à son neveu le comte de Faudoas. Les deux soeurs de Barbazan
alliées par mariage au Faudoas et au Castelbajac introduisent par
privilège dans leurs armoiries les trois fleurs de lys des armes de France.
[Barbazan-Debat]
[Barbazan-Dessus]



[Documents "Jean Larcher"]
[Sommaire d'Arnault-Guilhem]
[Sommaire]
de la Bigorre devenue Hautes-Pyrénées
département 65.
© Marie-Pierre MANET