Mais sa taille augmente, son appétit aussi..., et bientôt il va jouer à saute-mouton, s'amuser à pêcher. Gourmand insatiable, il sait que la confiture, le miel sont tellement plus facile à recueillir dans des pots, qu'il va chercher là où ils se trouvent, c'est à dire, les fermes, les campings, les bivouacs. Alors il y a le coup de fusil, et Ursule se sent rejeté, banni.
C'est que la confiture et le miel sont chers au super marché. Le mouton, quel prix a t'il, élevé avec amour et professionnalisme dans de grasses pâtures et débité pour l'appétit de l'homme ? Puis les mamans ont peur pour leur petit comme pour elles-mêmes. Ce n'est plus le nounours en peluche du dodo. Au zoo "la prison pour animaux sauvages" au moins on peut le regarder de près, le plaindre en toute sécurité quand on est citadin.
Où est la morale de l'histoire ? Ne soyons pas hypocrites,
sommes-nous prêts, nous, les plus grands prédateurs que la terre connaisse
à partager notre garde-manger avec le sauvage et de faire un bras
de fer avec Ursule ? Mais ne nous sentons pas coupable, la modernité
se chargera bien de faire disparaître l'espèce
comme beaucoup d'autres d'ailleurs.
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