La destinée de Gaston Fébus.
(Archives Départementales des Hautes-Pyrénées)



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Par contre, nous savons que la conduite d'Agnès envers son mari était irréprochable. En 1391, lors d'une enquête, un officier de Charles II qui avait eu l'occasion de s'entretenir avec le Comte de Foix, lui avait demandé s'il avait quelques motifs de plainte envers son épouse, la réponse avait été négative. La brutalité avec laquelle se produisit la rupture en 1362 donne à penser que la malheureuse Agnès ne s'attendait pas du tout à un tel événement.

Le 5 décembre 1362, Fébus avait remporté à Launac, au nord-ouest de Toulouse, le plus grand triomphe militaire de sa carrière en écrasant l'armée des Comtes d'Armagnacs, faisant prisonniers presque tous les seigneurs ennemis, ce qui lui permit, grâce à leurs rançons, d'entasser une fortune fabuleuse, pour l'époque, dans le donjon d'Orthez. Comme il en avait pris l'habitude, Gaston III avait laissé Agnès de Béarn pendant qu'il organisait en pays de Foix sa campagne militaire. Non seulement il n'eut pas le souci d'associer son épouse à son triomphe, mais encore, il dépêcha, vers elle, l'un de ses principaux conseillers, Arnaud-Guilhem de Mortanne, son frère bâtard, pour lui signifier de partir pour la Navarre. Une fois encore, c'est la série des "Comptos" conservée à Pampelune qui permet de situer cet événement au lendemain de la Noël 1362.

On chercherait, en vain, dans les documents des archives de Foix-Béarn la moindre trace de cette répudiation : Fébus avait dû donner des consignes absolues de silence. Après le départ d'Agnès, nous sommes mieux renseignés sur son destin, grâce aux archives navarraises. Celles-ci se contentèrent, toutefois, pendant des années, de signaler par de simples documents comptables les dépenses nécessaires à la vie de la princesse exilée. Il faut attendre la mort de Fébus pour disposer de renseignements plus précis, d'une véritable enquête sur les conditions de la répudiation d'Agnès. C'est dire assez combien le Comte de Foix pouvait être redouté. Seule la papauté osa lui adresser des remontrances, d'ailleurs sans effet.




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© Marie-Pierre MANET








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